we we si si

we we   si si

# Posté le lundi 13 octobre 2008 11:28

grooos cul

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# Posté le lundi 13 octobre 2008 11:27

b2oooooo

b2oooooo

# Posté le lundi 13 octobre 2008 11:25

bio de b2o

Nous sommes en 1996, c'est "Le crime paie" sur la compilation Hostile, sorte de manifeste du rap de rue, en tout cas un vivier auquel une grande partie du rap français n'en finira pas d'immensément puiser. Booba dont les promiscuités successives avec les plus importantes formations du rap français, La Cliqua, X-men du temps de Time Bomb, le Beat de Boul, ne sont certainement pas dues au hasard, depuis ses premières compositions avec son groupe Lunatic, et avant même "Le crime paie" ou le titre "Les vrais savent" sur la compilation L432, a toujours étonnamment su faire se rejoindre la brutalité sèche du constat et un registre plus sophistiqué : une savante élaboration rythmique dans son écriture, une manière de procéder par images que même ses détracteurs ne lui enlèveraient pas. Sans jamais verser dans aucun catéchisme quel qu'il soit, assumant un matérialisme en passe de devenir le mot d'ordre de notre société, renonçant à toute morale, Booba avance à visage découvert jusqu'à son premier album solo Temps mo rt en 2002, où l'espace qu'il s'est créé lui permet d'exprimer sans entrave ni inhibition l'extrême particularité de ses visions. Aussi étrange que cela paraisse ce sont bien des visions qui portées par la musique et un flow rauque sinon rocailleux touchent d'autant plus leur but, et ce n'est certes pas l'auteur lui-même qui nous contredira, lui qui dit écrire dans une espèce de flou, de flash.

Des exemples ? Qui aurait songé à voir dans le matérialisme la perspective de laisser tout en pourboire au croquemort, dans une insomnie un marchand de sable sniffant de la coke ? Pour traduire la violence de cette époque, s'imaginer un f½tus avec un calibre, ou, exposant sa difficulté à trouver le sommeil concevoir le geste de verser sa peine et son insomnie dans la feuille à rouler ? Tel est bien Booba, lui qui se veut la tornade de Boulogne, un créateur d'images mystérieuses qui s'incrustent en nous, s'incisent, collant à nos rétines, un auteur dont la force première est d'abord de nous parler plus que de lui : à partir de lui (ce dans un mouvement, le rap français, où l'expression communautaire l'emporte généralement sur le point de vue individuel).

Pour preuve, avec l'album Panthéon, Booba installé en solo innove avec la création d'un territoire fantasmatique "Tallac", comme si la singularité de sa langue nécessitait parallèlement un lieu qui lui fût propre. Après avoir enchaîné en indépendant rien moins que deux disques d'or, Mauvais ½il avec Lunatic et Temps mort son premier solo, un single "Destinée" lui assure enfin des passages radio et un titre sur la bande originale de Taxi 3 renforce sa notoriété. La notoriété ? Disons le v½u de la société d'enfouir et masquer la singularité de l'individu derrière une série d'ennuis divers avec la justice de Booba à la une alors que le silence est de mise lorsqu'il s'agit de sa musique dans les médias.

On comprend son désir d'exil à "Tallac" et quoique le rappeur demeure un ardent représentant des Hauts-de-Seine, quoique ni sa mélancolie spécifique ni sa sombre brutalité dans l'exposition des faits n'aient été altérées sur ce nouvel album, nous retrouvons ce sentiment clair de triomphe qui leur fait opposition et contribue à la force des disques de Booba. On n'intitule pas pour rien son disque Panthéon. Comme Jean Genet, Booba aurait pu dire : "ma victoire est verbale

# Posté le samedi 27 septembre 2008 22:43

qui remit sa de viveeeeeeeeeeee

Refrain:
Qui remet ça de vivre?
A l'horizon toujours 2 ou 3 keufs en civil
Négro j'ai caché mon butin dans 2 ou 3 villes
J'emmène 2 ou 3 putains dans 2 ou 3 îles

Je n'me présente pas, tu sais qui je suis
Je ne plaisante pas, tu sais qu'ils me suivent
J'ai lu mon avenir dans un bol de riz
B2OBA, 92i
Si tu cherches un mec mortel
Je suis sur Yahoo
Ya ceux qui sucent des bites négro et ya nous
Mon rap n'est pas trop dur c'est toi qui es mou
La meilleure cocaïne vient de chez nous
Rappelle-toi l'époque où je cassais des porcs
Quand je trainais au bloc, quand je faisais des lov'
Chaque fois que j'allais en boite
Je me mangeais des stops
J'peux pas baisser mon froc
J'vais faire tomber mon glock

Refrain:
Qui remet ça de vivre?
A l'horizon toujours 2 ou 3 keufs en civil
Négro j'ai caché mon butin dans 2 ou 3 villes
J'emmène 2 ou 3 putains dans 2 ou 3 îles

A quoi sert d'être au tier-quar, sans faire de cash?
Tu prends le micro, sans faire le taff
J'suis dans les euros, pas dans les affaires de tasses
Suce-moi dans ma lambo sans faire de taches
Je fais de l'argent, l'argent ne me fait pas
Embrouille je suis coté en bourse
Tarzan ne le sait pas
Mon continent appelle à la rescousse
Personne ne le répare
Si ton polo c'est pas du Unkut
Négro ne le met pas
22, v'là les condés
Mon Range Rover sent la beuh
Ces pédés m'ont repéré
Et je ne vois que du bleu
L'avaler tout entière, je crois bien que tu peux
Une grosse voiture, une grosse queue
C'est ça que tu veux

Refrain:
Qui remet ça de vivre?
A l'horizon toujours 2 ou 3 keufs en civil
Négro j'ai caché mon butin dans 2 ou 3 villes
J'emmène 2 ou 3 putains dans 2 ou 3 îles

Je suis trop loin pour que tu fasses quelque chose
Là où je passe, il se passe quelque chose
Deviens ma femme pour que je t'offre quelques roses
Quelques grammes, quelques bolos, Hauts-de-Seine
Quelques doses (92)
Beaucoup partent en retraite anticipée
L'important est de gagner
J'm'en tape de participer
MCs échangeront d'aile contre liquidité
NTM, Solaar, IAM c'est de l'antiquité
Trop de métisses, de noirs et de beurres
L'industrie du disque est morte de peur
La planète Terre est une triste demeure
J'ai le 06 à Lucifer
Plus je vis, plus je meurs

B2OBA, Boulbi, Ok

# Posté le samedi 27 septembre 2008 22:29

Modifié le samedi 11 octobre 2008 15:05